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Onglerie : bien choisir sa lampe et sa ponceuse

En onglerie, deux appareils tournent toute la journée et décident de la qualité comme du confort : la lampe et la ponceuse. Ce sont aussi les deux postes où les fiches techniques sont les plus trompeuses.

La lampe : la puissance annoncée n’est pas la puissance reçue

Une lampe vendue « 96 W » additionne souvent la puissance nominale de toutes ses LED, sans tenir compte de leur rendement réel ni de leur répartition. Ce qui compte, c'est l'énergie effectivement reçue par l'ongle — et elle dépend autant du nombre de LED et de leur disposition que du wattage affiché.

Le second point est la longueur d'onde. Les gels ne polymérisent pas tous sur la même plage : 365 nm et 405 nm sont les deux principales. Une lampe qui ne couvre qu'une seule plage laissera certains gels sous-polymérisés — l'ongle décolle en quelques jours et on accuse le gel.

Cherchez donc une lampe double longueur d'onde, avec une répartition de LED qui éclaire aussi les côtés de l'ongle, et un minuteur avec plusieurs durées. La fonction de montée progressive évite le pic de chaleur qui fait sursauter les clientes sensibles.

La ponceuse : le couple avant la vitesse

Les fiches mettent en avant les tours par minute. C'est le critère le moins utile. Ce qui compte est le couple : la capacité à maintenir la vitesse quand l'embout rencontre de la résistance. Une ponceuse qui ralentit au contact accroche, chauffe et brûle la cliente.

Le second critère est la chauffe du manipule sur une journée pleine. Un appareil qui devient tiède au bout de vingt minutes finira brûlant après six clientes, et personne ne travaille bien avec un manipule chaud.

Le troisième est le bruit et les vibrations : au-delà du confort, une ponceuse qui vibre fatigue la main et dégrade la précision en fin de journée.

Les embouts

Un embout mal choisi abîme l'ongle naturel quelle que soit la qualité de la ponceuse. Trois familles couvrent le travail courant.

  • Carbure : dépose rapide de gel et de résine, agressif — à réserver à la matière, jamais à l'ongle naturel
  • Céramique : plus doux, chauffe moins, bon compromis pour le dégrossissage et la préparation
  • Diamant : finition, cuticules et détails. Fin et précis, il ne dépose pas de volume

L’aspiration, le poste qu’on ajoute trop tard

La poussière d'ongle et de gel est un aérosol respiré toute la journée, par vous et par la cliente. L'aspiration intégrée au poste, ou un aspirateur de table à filtre, n'est pas un confort mais une protection de santé au travail.

Vérifiez que le filtre est remplaçable et disponible : un aspirateur dont on ne trouve plus les filtres finit débranché dans un coin au bout d'un an.

Questions fréquentes

Quelle puissance de lampe pour un institut ?
Ne raisonnez pas en watts affichés mais en couverture : double longueur d'onde (365 et 405 nm), LED réparties sur le pourtour, minuteur multi-durées. Une lampe bien conçue à 48 W polymérise mieux qu'une lampe mal conçue à 96 W.
À quelle fréquence remplacer les embouts ?
Dès que l'embout accroche ou chauffe plus qu'à l'ordinaire. Un embout usé compense par la pression exercée, et c'est là que l'ongle naturel est abîmé.
Faut-il stériliser les embouts entre deux clientes ?
Oui. Les embouts réutilisables passent par un nettoyage puis une désinfection ou une stérilisation selon leur nature. Le plus simple en institut à fort volume reste de disposer de plusieurs jeux en rotation.

Les rayons concernés

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